Echo CCIF · Mai 2026

Des biostimulants vivants pour régénérer les sols

Face à l’érosion des sols et aux limites des intrants chimiques, des solutions innovantes émergent. La start-up Symactiv, basée à Neuchâtel, développe des granulés “vivants” qui visent à améliorer durablement les rendements des cultures tout en régénérant les sols. Leur mission ? Faire de la biologie le nouveau moteur de l’agriculture.

La technologie de Symactiv repose sur des granulés intégrant des microorganismes, notamment des champignons mycorhiziens, nourris et protégés par une matrice organique issue du recyclage de substrats de champignons. Épandus avec des machines agricoles classiques, ils recréent dans le sol des mécanismes naturels favorisant l’activité microbienne, l’absorption des nutriments et la structure du sol.

Louis Becker, le fondateur, compare le fonctionnement de Symactiv à celui d’une ville reposant sur trois piliers qui en assurent la durabilité. Les micro-organismes en sont les habitants, responsables de l’activité. Le carbone joue le rôle des ressources alimentaires nécessaires à leur développement. Le biochar améliore enfin la structure du sol, à l’image des infrastructures.

Selon les premiers essais menés entre 2023 et 2025, l’utilisation de ces biostimulants se traduit par une hausse significative des rendements - de l’ordre de 15 à 20 % - une meilleure rétention d’eau - de 15 à 20 % également - et une réduction effective des maladies des cultures. À noter que les paysagistes et les vignerons déjà clients bénéficient également d’un service de production de vidéo promotionnelle.

Dans le canton fribourgeois où l’agriculture et l’agroalimentaire occupent une place stratégique, ce type d’innovation ouvre des perspectives concrètes pour concilier compétitivité économique et durabilité. En réduisant la dépendance aux engrais de synthèse et en restaurant la fertilité des sols, des solutions comme celles de Symactiv répondent aux attentes des exploitants, des distributeurs et des politiques publiques.

Légende photo : Des « pellets vivants » inspirés de la nature